Quelle ville idéale imaginez-vous ?

Comment se projeter dans la ville de demain ? Le sujet a déjà fait l’objet d’un récent numéro de Technica, mais également d’articles du magazine Forbes courant mai.

Entre qualité de vie, qualité de l’environnement, accès à l’alimentation et à la santé, rayonnement culturel et social, environnement de travail…les critères sont extrêmement variés, et difficiles à comparer.

Un tel exercice a cependant l’intérêt de bousculer les idées reçues.

On note notamment qu’à Houston, Austin et Dallas, plus de 300 GWh consommés proviennent d’énergie éolienne. Ou bien que Los Angeles et Washington DC sont les deux villes qui enregistrent le plus de bâtiments certifiés Energy Star. Mais aussi, que grâce aux vélos partagés et aux applications intelligentes pour les transports publics, New-York possède les circulations douces les plus accessibles. Dans le domaine des transports, des algorithmes permettent désormais de mieux appréhender l’attractivité et la performance des réseaux, en intégrant toutes les offres disponibles (train, tramway, bus, autopartage, taxi partagé, vélo, marche à pied…).

Sous l’égide des Nations Unies, l’Indice de Développement Humain, créé en 1990, a été conçu pour aider à la comparaison entre structures durables, autour de 3 composantes majeures : espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie.

A l’aune de Rio+20, il peut être intéressant de l’actualiser. La revue Ecological Indicators recensait récemment sept indices qui s’intéressent à la ville durable, qui peuvent être consolidés.

Au-delà de la concurrence entre les classements, il ressort de nombreux enseignements riches de sens :

  • Si en Europe ou en Asie la corrélation entre richesse urbaine et ville durable est importante, c’est beaucoup moins vrai aux Etats-Unis,
  • Les meilleures performances concernant la gestion de l’eau et la ré-utilisation / le recyclage se trouvent aux Etats-Unis et au Canada, souvent en utilisant des modèles de collaboration public-privés innovants,
  • L’intensité d’utilisation des ressource (eau, énergie, espace, alimentation…) reste toujours significativement plus élevée en Amérique du Nord que dans le reste du monde.

Pour en savoir plus :

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Ce contenu a été publié dans Edition 589 - 03 juillet 2012, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.