Des calculs presque justes permettent d’aller plus vite

Comment aller plus loin dans les enjeux de miniaturisation et de puissance ? A cette récurrente question, une équipe scientifique internationale apporte une réponse de rupture, peu commune : mettre en place des micro-puces probabilistes, selon une technologie nouvellement désignée comme PCMOS (Probabilistic Complementary Metal-Oxide Semiconductor). Ces puces, en autorisant erreurs et incertitudes, permettent d’augmenter grandement l’efficacité énergétique du calcul (de l’ordre de 15 fois plus rapide que les micro-puces existantes). Parmi les acteurs de ce projet de recherche international, on trouve notamment Berkeley ainsi que le Centre Suisse d’électronique et de microtechnologie (CSEM). Les circuits combinent le fonctionnement booléen traditionnel et un fonctionnement probabiliste, sur la même puce, ce qui facilite leur intégration avec les composants actuels.

Parmi les applications prioritaires, on note les dispositifs sonores ou d’imagerie, sur lesquels les sens (ouïe ou vue) sont naturellement adaptatifs et corrigent naturellement des erreurs de d’ordre de 8 à 10%. Les premières applications sont attendues à l’automne.

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Ce contenu a été publié dans Edition 589 - 03 juillet 2012, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.