Cellules photovoltaïques, nouvelle génération : des ruptures franches dans l’efficacité et le recyclage

Un cluster d’entreprises, allemandes notamment, a travaillé avec le support de la communauté européenne (FP6) sur le projet IPCrystalClear qui vise à définir les panneaux solaires les plus efficaces possibles, pour répondre aux besoins de 2040. Les rendements actuellement atteints, par exemple sur les nouveaux produits Schott, dépassent les 25%, alors qu’ils étaient de l’ordre de la dizaine de % dans les années 1980, et ce avec des cellules à silicium polycristallin moins exigeants à produire que du mono-cristallin.

Le projet donne actuellement vie à des produits commercialisés par Schott. Avec un tel rendement, le panneau solaire produit en moins de 2 ans sur la base d’un éclairement annuel moyen en Allemagne du nord, ou en moins de 14 mois dans le sud de la France, l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication, et a une durée de vie supérieure à 20 ans. C’est donc un investissement à la fois économiquement et énergétiquement très rentable.

A horizon 2040, le rendement énergétique cible de ce programme est de 45%, avec des panneaux dont la durée de vie sera prolongée au-delà de 30 ans. Une démarche d’analyse détaillée du cycle de vie permettra de réduire les impacts environnementaux en conception, utilisation et déconstruction.

En parallèle, 3 petites entreprises indépendantes, Auversun, Athélios et Solaire 2G s’allient pour développer des panneaux photovoltaïques souples et recyclables, dotés d’un rendement de 17% (en France). Ces panneaux sont particulièrement bien adaptés à des toitures de bâtiments agricoles, industriels et habitation. Solaire 2G apporte sa maîtrise des panneaux hydrides permettant également de faire du solaire thermique sur le même panneau.

Un changement du processus de fabrication permet d’une part d’utiliser 80% de silicium recyclé, d’autre part d’assurer une vie post-utilisation à chacun des matériaux qui compose le panneau, tout en éliminant tous les métaux lourds du produit. Et, de plus, la souplesse du panneau permet une bonne intégration à la toiture sans éléments complémentaires. On attend désormais l’agrément du CSTB et une famille de produits flexibles et aux surfaces complexes, intégrées à la toiture.

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Ce contenu a été publié dans Edition 583 – 29 mars 2011. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.