Terres rares – inquiétudes aux Etats-Unis

Une fois n’est pas coutume, Technoscopie s’aventure sur des considérations géopolitiques, parfois essentielles pour appréhender le développement durable d’une technologie. L’industrie électronique consomme beaucoup – et le mot est faible – de terres rares, qui, par définition, le sont.

Ces terres rares, ce sont 17 éléments chimiques au nom peu évocateur (neodyme, samarium, terbium…), présents dans la vie de tous les jours, du téléphone portable à l’ordinateur, la diode électroluminescente ou le moteur électrique. Les chinois s’inquiètent de cette question depuis longtemps, qui possèdent 1/3 des réserves connues, mais assurent 95% de la production, et acquièrent des gisements à l’étranger. A l’inverse, le reste du monde est quasiment dépendant de la Chine, sauf à revaloriser massivement les déchets électroniques dès maintenant (ce qu’il faudra faire de toutes manières).

Le Sénat américain a attiré en septembre l’attention des dirigeants sur le fait que les récentes restrictions à l’exportation chinoise rendaient tout simplement la situation intenable à terme pour les Etats-Unis, et lance un programme d’urgence, le « Rare Earth and Critical Materials Revitalization Act » (loi de relance du secteur des terres rares), pour anticiper la pénurie, trouver comment maitriser la filière et envisager des alternatives.

Et en Europe, que prévoit-on ?

Pour en savoir plus :

Share
Ce contenu a été publié dans Edition 580 - 19 octobre 2010, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.